45 euros le point, mais pas l’honneur Auteur : Fredleborgne
Catégorie : Humour
Licence Art Libre
Tout est vrai.
J’ai juste un peu colorié pour que ce ne soit pas triste, car il vaut mieux en rire avant d’avoir à en pleurer, ce qui ne tardera pas.
J’ai l’intention de faire quelques pages HTML avec les scans des documents officiels et des lettres type envoyées.
Pour me prendre 45 euros, il a fallu pas moins que l’article L223 du code de la route que je susvise aujourd’hui d’assez prés, ne me préoccupant jusqu’à maintenant que de suivre sereinement un chemin respectable et respectueux.
En LAL, à diffuser, à faire connaitre pour savoir pour qui on vote, et ce qu’ils font du pouvoir.
J’avais déjà écrit pour le radar automatique sur mon trajet domicile travail
Et bien là, c’est un radar mobile qui m’a eu.
Fiabilité selon Autoplus
En dernière page, les liens vers les documents officiels scannés par mes soins
LETTRE OUVERTE
Monsieur,
Ce jour−là, j’ai ouvert la lettre, et j’ai ainsi appris que la semaine précédente, à 7 h 20, en plein été, en pleines vacances pour la moitié de la population, j’avais dépassé de quelques kilomètres heures la vitesse
autorisée sur une double voie sèche, déserte, en plein jour, limitée à 70 km/h.
J’ai aussi appris que c’était le radar mobile de genre machin et de numéro trucmuche contrôlé sept mois plus tôt qui avait décidé de me prendre en photo. Un gendarme, un peu plus tard, de son bureau du centre de traitement informatisé avait reconnu en moi un coupable et avait retrouvé l’endroit où je me terrais misérablement.
J’avais un numéro de "dossier" et je pouvais payer par chèque, par internet. Je pouvais même demander des renseignements pour me faire aider à expier ma faute en réglant ainsi l’indulgence à la Grande
Administration.
Néanmoins, j’étais bien prévenu qu’en plus, l’option "Suppression d’un point" avait été cochée. Aurait−elle pu ne pas l’être ?
Je pouvais contester l’infraction. A ce moment−là, je payai l’amende à son prix voté par des godillots et elle restait suspendue à la décision d’un jugement futur.
Je pouvais dénoncer quelqu’un, au cas où un ami aurait abusé de ma confiance en entrainant mon véhicule dans une course aussi folle qu’irresponsable.
Je pouvais payer moins cher, c’est à dire tout de suite, enfin, j’avais quinze jours, ce qui éventuellement si j’avais été gêné aux entournures, pouvait me permettre de me rapprocher de la fin du mois.
Payer, c’était écrit plus loin, revenait à reconnaitre sa faute.
Oui, parce que j’ai eu beau chercher dans l’enveloppe, je n’ai pas trouvé l’ombre de la moindre preuve de l’allégation de ce courrier. Pas de photo où j’aurai pu ainsi lire dans mes yeux toute l’imbécilité de ma
quiétude durant mon forfait.