Combien ça pollue ? La crème solaire

Bon, logiquement, pour celui qui part (vers le soleil) comme pour celui qui reste (si l’été, le vrai, se décide enfin à penser à la Belgique), la crème solaire est in-dis-pen-sab-le. Parce que, tout le monde doit le savoir maintenant, s’exposer sans protection, c’est s’exposer au risque de mélanome. Mais se protéger, c’est faire trinquer l’environnement. Rien n’est simple.

PRODUCTION
La crème solaire se compose de trois éléments majeurs : de l’eau, de l’huile et un émulsifiant qui unifie le tout. S’ajoutent à cela une vingtaine d’ingrédients. Parmi ceux-ci, des conservateurs, des agents qui stabilisent l’émulsion, de la vitamine E ou C, des épaississants et des agents hydratants. L’ensemble est conditionné dans un emballage en plastique et qui dit plastique dit pétrole… Les vertus protectrices d’une crème solaire sont fournies par un filtre qui absorbe les rayons UV. Et c’est surtout là que le bât blesse. En effet, la plupart des crèmes solaires contiennent un filtre chimique ou de synthèse qui détruit les microalgues en activant un virus. Or celles-ci sont indispensables à la vie des coraux qui en leur absence blanchissent et meurent. Des expériences en laboratoire ont montré que la disparition des coraux ne prend que 4 jours en présence de crème solaire.

FIN DE VIE
Les coraux ne sont pas les seules victimes collatérales des crèmes solaires. Lorsqu’un bambin bien recouvert de crème solaire se baigne ou se douche, le filtre se dilue et poursuit sa course dans le réseau d’eau potable. Eliminer ces résidus n’est pas une mince affaire puisqu’ils résistent même aux stations d’épuration. Et ce n’est pas tout, une fois ingéré par les poissons, les restes de filtre se retrouvent directement dans notre assiette.

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