Jean Lenturlu Il dit ’Je suis un chanteur populaire mais personne ne le sait’... Venez découvrir Jean Lenturlu le samedi 26 mars 2011 à à 20h30 à la salle du foyer rural à Ceilloux.
Jean Lenturlu est un être étrange qui ne mange pas de pain. Il se décrit comme un « écri-vain précaire et économe, un fait-néant à la limite de la malnutrition, au style sous développé et à la phrase malingre. »
Né en 1961 à Montbrison, petite ville du Forez, il commence bêtement à pratiquer la guitare anecdotique au sortir de l’adolescence, ce qui lui permet tout de suite de chanter ses premières chansons (1977-1983).
Après un passage éclair en philosophie, il devient manutentionnaire-philosophe de manière intermittente, tout en participant à une aventure artistique désordonnée en tant que chanteur – assiettomane (collectif de 6 musiciens - 6 comédiens) de 1983 à 1989 sous le nom d’ « Antisthène simagrée musique » (séquelles philosophiques de sa rencontre avec les cyniques grecs).
En 1988, avec une partie du groupe sus-cité, il crée le Théâtre de Poche de St Etienne dont il devient le directeur artistique (1988-1996), participant aux différentes créations de ce collectif (BING, Les Maîtres Chanteurs etc.).
En 1996, il quitte la direction du Théâtre de Poche pour créer son spectacle personnel « Lapidaires Songs » avec Xavier Michel (guitare-piano) et Luc Achard (guitares). Sortie du premier cd 5 titres « Démodiscus » (1998).
Pendant la saison 1999-2000, Jean Lenturlu et Cie est accueilli en résidence chanson au N.E.C de St Priest-en-Jarez (loire) avec le renfort de Christophe Nurit à l’accordéon, Rémy Fonférrier à la scénographie lumineuse et Nicolas Hoste à la culture du son, sur une mise en espace de Jean Paul Chazalon.(directeur du festival de Jazz de Rive de Gier).
Sortie du deuxième cd 5 titres « Wanted ».
Fin 2000, un nouveau spectacle « Paroles en l’air » est créé à ChoK Théâtre (St Etienne).
De nombreuses représentations (Le Rabelais Meythet, A thou bout d’chant Lyon, La presquîle Annonay, La Baie des Singes Cournon, Les murs ont des oreilles Moulins, Saison Culturelle St Chamond etc) ont eu lieu en 2001, 2002 et 2003.
Un album du même nom signé sous le label « Privé de Désert » est paru en novembre 2000.
Parallèlement au spectacle vivant, Jean Lenturlu écrit des aphorismes et des nouvelles non publiés à ce jour.
Jean Lenterlu écrit des chansons. Mais ce n’est pas tout. Découvrez son journal de campagne sur son blog...
journal de campagne de février 2011
Dans les carnets de Joseph Joubert cette image lumineuse : « La mémoire – qui est le miroir où nous regardons les absents. »
Le portrait de Philoxène Boyer (1829-1867) par son meilleur ami, le poète Théodore de Banville : « Non seulement il savait le grec comme personne en France ne le sait plus, mais il connaissait tous les livres, toutes les histoires, toutes les philosophies, tous les travaux critiques, tous les grimoires de tous les temps ; il avait tout étudié, tout compulsé, tout appris ; il savait tout par cœur, et dans sa pauvre tête on avait entassé violemment toute une bibliothèque. (…) Austremoine (c’est le nom de son père) avait été impitoyable et complet dans son imprévoyance ; il n’avait pas permis à son fils d’ignorer les scoliastes les plus inconnus et les historiens les plus chimériques ; mais il avait tout à fait oublié de lui apprendre à parler, à manger, à s’asseoir et à vivre comme tout le monde. » (Mes souvenirs, 1882)
La fraîcheur de la vieillesse.
Je ne sais pas vivre.
« Les troupes progressaient en silence, entourant le cercueil qu’une dizaine de soldats portaient sur leurs épaules. Tous savaient bien que ce cercueil renfermait un cadavre, mais étaient loin de se douter qu’il s’agissait de celui de Gengis Khan.
Ceux qui apercevaient ce cortège, ceux qui le croisaient, hommes ou femmes, vieillards ou enfants, étaient tués sur-le-champ. »
Inoue Yasushi « Le loup bleu »
L’amour totalitaire et l’érotisme libertaire.
Belle maxime de Goethe (que j’essaie de mettre en pratique ici ou là) qui me venge des slaves inamicales provoquées par la sortie de « la fête bousculée » : « Nous sommes et devons être obscurs pour nous-mêmes, tournés vers le dehors et travaillant sur le monde qui nous entoure. »
Un jour qu’on vint prier Alexandre Dumas de souscrire pour l’enterrement d’un huissier, il donna le double de la somme en priant qu’on en enterrât deux.
Me retenir de l’aimer pour ne pas mourir.
Jean Lenturlu