La révolte de Vollore Dans l’histoire de la Révolution, le facteur militaire tient une place importante. Avec l’abolition de la milice, on demande aux citoyens une participation volontaire au combat pour la liberté.
Mais bien vite, le volontaire ne suffisant plus devant les besoins d’accentuation de la guerre, il faut trouver des solutions au manque d’effectif, et c’est tout un peuple qui doit se mettre au service de la défense de la patrie.
Avec les levées militaires de l’An II (1793 vieux style) il s’agit d’un tournant dans l’histoire militaire mondiale et de la première tentative pour créer une armée nationale.
Si le district de Thiers a été étudié, c’est qu’il n’est pas une entité - sauf administrative - et présente une variété très grande de secteurs géographiques humains et économiques avec, en plus des campagnes traditionnelles, une importante activité artisanale rurale (coutellerie) et nombre de manufactures d’un modèle déjà industriel (coutelleries, papeteries, tanneries).
Thiers est en outre une ville importante par ses activités et sa population.
À cette ponction considérable d’hommes qui sont envoyés aux frontières, comment réagit la population ? et pouquoi ces troubles lors de la levée des 300 000 hommes et pratiquement plus ensuite ?
L’étude de Monsieur Bruno CIOTTI se divise en quatre parties et traite le sujet avec rigueur :
Voici une contribution particulièrement utile à une connaissance rigoureuse de l’histoire populaire de la Révolution dans une campagne française vivante : le district de Thiers, sans à priori, sans parti pris, établie à partir de documents indiscutables, analysés par un jeune historien de talent.
On y apprend comment fut perçu au fond de l’Auvergne, ce grand mouvement qui agita la Nation, et quelles résistances une population pourtant ouverte sur le monde par ses activités déjà industrielles opposa à ce grand chambardement.