Protection des captages : l’Etat finance les pollueurs et pénalise les partisans du bio ! Dans un communiqué rendu public le 20 mai 2008, les organisations agricoles bretonnes engagées dans le développement d’une agriculture durable et de qualité et les associations de protection de la ressource en eau (La FRAB, FRCIVAM, le Réseau agriculture durable RAD, l’Adage, Cohérence, Eau et Rivière de Bretagne), jugent inacceptable les modalités d’application de l’indemnité compensatoire de contrainte environnementale, l’ICCE, (prévue par décret du 14 mai 2008), qui vise à protéger les zones de captages d’eau contre les excédents de nitrate.
Au lieu d’encourager les éleveurs des bassins versants à transformer leur système pour une agriculture durable et de qualité, cette mesure favorise, une fois encore, les élevages industriels en leur octroyant des indemnités pharaoniques. Elle décourage les agriculteurs pratiquant déjà, ou qui souhaitent pratiquer, une agriculture respectueuse de l’environnement et de la ressource en eau !
Par exemple, avec l’ICCE un producteur industriel de porcs avec un excédent d’azote de 100 Unités/hectare touchera une indemnité de 495€/ha (la première année).
Un éleveur biologique de porcs avec un excédent de zéro (il atteint déjà le seuil autorisé de 140 unités d’azote/hectare) ne touchera qu’une indemnité de 60 euros par hectare.
L’aide étant calculée en fonction de l’excédent d’azote à compresser et non des choix de production plus ou moins polluants !
« L’indemnité favorise les pollueurs, simulacre de mesure pour l’eau en Bretagne ! »
Ce nouveau dispositif est bien en deçà de ce qui pouvait être attendu par les organisations agricoles durables et biologiques !
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