Vote par ordinateur...

Les autorités administratives ont eu très tôt recours aux machines à voter pour accélérer le dépouillement, réduire le temps de collationnement des résultats et, par conséquent, les risques d’erreur ou de manipulation, ainsi que pour maîtriser les coûts administratifs des consultations électorales. Tel est notamment le cas des États-Unis. Les premiers équipements, des machines à levier, y ont été utilisés dès la fin du XIXe siècle. Ensuite, la modernisation des procédures électorales s’est largement diffusée à de nombreux pays.

La France est toutefois restée à l’écart de cette évolution, bien que les lois nos 69-419 du 10 mai 1969 et 88‑1262 du 30 décembre 1988, dont les dispositions sont notamment codifiées à l’article L. 57-1 du code électoral, aient autorisé dès cette époque l’usage des machines à voter dans les communes de plus de 3 500 habitants. Une expérience tentée dans 24 communes de la région parisienne et 2 en Corse (Ajaccio et Bastia) lors des élections législatives de mars 1973 avant leur retrait à la fin de la décennie, n’a pas été considérée comme probante, même si les électeurs semblent avoir bien accueilli cette innovation.

Le développement et la diffusion des nouvelles technologies de communication a conduit, au début des années 1990, à envisager la mise en place du vote électronique, selon deux modalités : soit l’implantation de machines à voter, urnes ou bornes électroniques, dans des bureaux de vote (vote électronique "off-line"), soit le vote à distance à partir d’un ordinateur personnel ou d’un kiosque public, par Internet, ou encore par téléphone portable (vote "on-line").

Dans quelques jours, plus d’un million d’électeurs voteront obligatoirement au moyen d’ordinateurs : dans une grande partie des Hauts de Seine, à Amiens, Brest, le Havre, Reims, Le Mans, Mulhouse, etc...
L’urne transparente et le dépouillement public sont remplacés par un ordinateur.

Une démonstration frappante sur des "détournements d’ordinateur" (i-Télé, 6 min), et d’autres... vous est proposée sur le site "Ordinateurs de vote". Les contributions des internautes sont nombreuses...

Comment fonctionne une machine de vote électronique ? Quelle sécurité offre-t-elle ? Comment peut-on s’assurer de la fiabilité d’un scrutin ?

Cinq des quatre-vingt-deux communes ayant choisi le vote électronique ont fini par jeter l’éponge et ne l’utiliseront pas lors du second tour de la présidentielle le 6 mai 2007...
http://www.maire-info.com/article.asp ?param=8251&PARAM2=PLUS

Et qu’en pense la CNIL ? document joint à cet article...




-> Les démonstrations

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