« Copeaux, histoires courtes » : quand l’ethnologue Georges Dupré fait de ses souvenirs une littérature de l’instant

Et si une vie pouvait se raconter par petites touches, comme autant de copeaux détachés au fil du temps ?

Avec Copeaux, histoires courtes , paru en juin 2026 aux Éditions Les 3 Colonnes, Georges Dupré rassemble de courts récits qui puisent dans les souvenirs, les rencontres et les expériences d’une vie particulièrement riche. Un livre intime et sensible, qui invite à prendre le temps de regarder les petits événements autrement.

Comment passe-t-on de Georges Dupré, ethnologue réputé, reconnu par ses pairs, à Georges Dupré, conteur d’anecdotes que vous pourriez entendre au coin du feu, en famille ou entre amis ?

Comment passer de missions d’ethnologie dans divers pays d’Afrique, avec publications dédiées et élitistes à ce besoin de partager ces histoires courtes intimistes ?

Le titre, Copeaux, est, à lui seul, une clé pour ouvrir la porte de souvenirs de rencontres ou d’évènements assez improbables, hors micro ou hors camera, qui ne sauraient figurer dans aucune publication scientifique.

Le point de départ se trouve dans des copeaux jaune d’or que l’auteur, lors d’1 mission en Afrique, a vu s’échapper de la varlope d’un menuisier.

Reconnaissant un outil qu’il se souvenait avoir utilisé dans son enfance en Forez, l’ethnologue s’efface devant l’humain, le quasi confrère … qui repart avec en cadeau un sac de copeaux jaune d’or , témoignage d’estime du donateur et apprécié par le receveur ... De retour chez lui, l’ethnologue veut montrer son trésor et constate que les copeaux ont perdu leur couleur. Le souvenir persistant de la déconvenue sera le déclic, lui donnant l’envie de convoquer d’autres souvenirs hors champ et de les partager dans le recueil Copeaux. Histoires courtes. 
Instants de vie, copeaux qui prennent sens, copeaux de vie.

Si Georges Dupré se fait conteur, pour le plus grand plaisir du lecteur, il n’en reste pas moins érudit et cite volontiers, ses références, à l’occasion

Installé dans les monts du Forez, Georges Dupré puise largement dans son environnement proche. La plupart de ses chroniques font ainsi vivre des habitants du territoire, croqués avec tendresse, curiosité et un regard d’ethnologue. C’est aussi ce qui fait tout le charme de Copeaux, histoires courtes : derrière chaque anecdote se dessine un peu de l’âme de nos villages et de ceux qui les font vivre.

OPEAUX. HISTOIRES COURTES ;
Editions Les 3 colonnes.
Juin 2026
12 €
Dispobible à Trenslivre, à Thiers.

Pour en savoir plus sur l’auteur :

De l’archéologie à l’ethnologie

Avant de devenir ethnologue, Georges Dupré commence son parcours du côté de l’archéologie préhistorique et de la géologie. Docteur en sciences en 1964, après des travaux menés au Laboratoire de géologie de Lyon, il s’oriente ensuite vers l’ethnologie.

Son parcours de chercheur le conduit sur le terrain, en Afrique. Il travaille d’abord au Sénégal, notamment auprès des populations bassari, avant de poursuivre ses recherches au Congo et au Burkina Faso, dans le cadre de l’ORSTOM, devenu depuis l’IRD. Il devient directeur de recherche au sein de cet organisme.

Ses recherches portent notamment sur les sociétés rurales, leurs modes d’organisation, leurs activités économiques, leurs échanges et leur histoire. Il consacre une part importante de son travail aux Nzabi et aux Beembé du Congo, dont il étudie les structures sociales et les transformations au fil du temps.

Parmi ses ouvrages scientifiques figurent notamment Un ordre et sa destruction , consacré aux Nzabi du Congo, et Les naissances d’une société : espace et historicité chez les Beembé du Congo , publié par l’ORSTOM en 1985. Il a publié également, en 2019, Koto, l’égalité nécessaire , consacré aux Nzèbi du Congo et du Gabon.